Le rôle des cosmétiques

Mais que nous apportent les cosmétiques ?

Tantôt discrets, tantôt provoquant, les cosmétiques sont facteur d’émotion et de sensualité, c’est la principale raison de leur succès. Les cosmétiques tentent sans cesse de résoudre l’équation qui consiste à préserver les fonctions naturelles de la peau, à assurer son hygiène et à la protéger des agressions multiples. Rappelez-vous, les cosmétiques doivent agir uniquement en surface, au niveau du stratum corneum ; pour que cette couche fonctionne de manière optimale, il faut :

  • Une bonne intégrité de la membrane cellulaire (présence de lipides)
  • Des facteurs naturels d’hydratation (pour fixer l’eau au cœur des cellules)
  • De l’eau (pour compenser les pertes)
  • Des lipides (pour limiter les départs d’eau et la pénétration des substances nocives)

Pour composer ces « formules magiques » toutes les sciences chimiques sont mises à contribution comme la catalyse, la chimie structurale, la photochimie, la pharmacologie…

    • Actifs
    • Additifs divers
    • Agents émolients et hydratants
    • Antibactériens, antiseptiques
    • Colorants
    • Parfums
    • Pigments
    • Polymères hydrosolubles, épaississant
    • Propulseurs
    • Tensioactifs

La cosmétique conventionnelle

On entend par « cosmétique conventionnelle », ou cosmétique traditionnelle ou classique, une cosmétique qui est élaborée avec des ingrédients d’origine synthétique et parfois même d’origine animale. Les laboratoires cosmétique ne cessent de rivaliser d’ingéniosité pour élaborer des produits aux caractéristiques organoleptiques (couleur, odeur, texture) parfaites et c’est pourquoi de nombreux excipients venus du domaine pétrolier entrent dans la composition des produits de beauté. Des molécules de synthèse, des polymères synthétiques sont mis à contribution pour stabiliser les émulsions, conserver les produits… L’impact sur l’organisme est difficile à prévoir à plus ou moins long terme. Mais malgré ce, on nous laisse croire, que les risques d’allergie ou de toxicité sont très faible pour l’homme. Le doute plane encore pour certains produits, en revanche d’autres sont répertoriés comme toxiques et nocifs pour la peau comme c’est le cas pour les Parabènes, Propylènes glycol, les tensioactifs comme le Sodium Lauryl Sulfate… La liste est longue désormais de ces substances reconnues comme dangereuses, ce qui n’empêche pas d’être largement utilisées dans une majorité de produits cosmétiques, on en trouve dans les gels douche, crèmes de soin de beauté et même dans le produits pour bébé ! Miroir, mon beau miroir… Ne nous laissons pas aveugler par les sirènes du marketing « séduction extrême », gardons toujours à l’esprit que la cosmétique est relative à l’épiderme, en d’autres termes, à la couche superficielle de la peau. Son action est donc très limitée, en aucun cas un cosmétique pourra enlever les rides, des taches, des marques disgracieuses, régler un problème de peau trop grasse ou trop sèche… Il pourra estomper, masquer, cacher une imperfection. On soignera un problème de peau à l’aide de la derme-cosmétique, science médicale dont les produits sont sous prescription.

Et si la cosmétique ne respectait pas les règle ?

On l’a vu, la loi stipule (art. 1.5131-1) que la cosmétique est une préparation qui est destinée à être appliquée sur les parties superficielles du corps humain, par conséquent, elle ne peut agir en profondeur. Alors expliquez-moi comment une crème anti-cellulite, un déodorant, une crème antirides peuvent être efficaces s’ils ne dépassent pas la barrière cutanée ? La cosmétique est donc souvent aux limites de l’action médicamenteuse, c’est pourquoi l’AFSSAPS (Agence pour la santé), surveille les dangers potentiels de certains ingrédients, de savoir s’ils sont toxiques, cancérigènes, allergisants…

Quelles substances sont dangereuses dans la cosmétique conventionnelle ?

Certains composés peuvent traverser, la barrière cutanée, interagir entre eux, s’accumuler dans les tissus… Sont-ils vraiment nocifs ? Difficile de l’affirmer catégoriquement, mais il existe des ingrédients « potentiellement » cancérigènes, les conservateurs, les antitranspirants… Ils se nomment parabènes, phénoxyéthanol, éthers de glycol, BHT, BHA, sels d’aluminium. On les trouve dans les crèmes, shampooings, gels douches, déodorants… Mais aussi dans les produits pour bébés ! D’autres conservateurs, parfums phtalates, PEG, filtres UV, muscs sont suspectés de propriétés allergisantes, de provoquer des déséquilibres endocriniens. Les silicones, acrobates, l’EDTA, les nanoparticules, s’accumulent dans l’environnement et au cœur de nos cellules. Alors quoi faire ? Analyser à la loupe la composition des étiquette (écrites en corps 4 ou 5, pour ne pas dire illisibles), pour cela il faudra apprendre le jargon des substances dérivées. Ou alors opter pour une cosmétique naturelle ou bio ? La plupart des ingrédients chimiques trouvent leur équivalents avec des matières d’origines végétales.

La cosmétique conventionnelle et ses travers

Pour dresser un portrait complet de la cosmétique conventionnelle, il faut mettre aussi en perspective la souffrance animale. Savez-vous que l’interdiction des tests de produits cosmétiques sur les animaux prise par l’Union européenne n’est effective que depuis mars 2013 ?! ceci vaut pour les produits venant d’Union Européenne, mais qu’en est-il des cosmétiques produits dans les usines hors de l’UE ? Ne pas oublier l’impact négatif des micropolluants sur les écosystèmes aquatiques et sur la qualité de l’eau potable reconnus par la communauté scientifique.


Alors forts de ces constats, on serait bien inspirés de privilégier la cosmétique naturelle ou la cosmétique bio ! Justement, c’est le thème du prochain article :

Cosmétique naturelle ou Bio ?