Evolution de la cosmétique

Histoire de cosmétique et d’hygiène…

En vieille Europe

L’étymologie du mot « cosmétique », vient du grec « Kosmos », qui pourraît être traduit par : ordre, bon ordre, parure, harmonie… Kosmos est l’opposé du Chaos. La cosmétique des origines en Grèce antique, était donc basée sur la naturalité, on s’embellissait en utilisant des produits purs et naturels, et ce, en totale harmonie avec l’environnement. En Grèce où une civilisation raffinée va finir par placer le culte du corps au dessus de tout, à partir de règles d’hygiène individuelles extrêmement précises. Le culte de la beauté corporelle, de l’exercice, atteint alors son paroxysme (naissance des jeux olympiques) et les observations de grands médecins comme Hyppocrate contribuent à des avancées qui marqueront les siècles futurs.

Les Romains, qui n’avaient de cesse de copier les Grecs et de vouloir les surpasser, sont eux aussi friands d’hygiène individuelle. En revanche ils sont les premiers à édicter les règles d’hygiène publique (inventeurs des adductions d’eau, égouts, thermes…)

Les soins de beauté et le maquillage de la célebrissime reine Cléopâtre étaient basés sur des notions de santé : huiles anti-inflammatoires, fards, bains aux laits naturels riches en composés lipidiques, restructurants et soins anti-irritation… La recherche de la perfection beauté était toujours associée aux notions de santé.

Jean-Honoré Fragonard - Le baisé volé.

Jean-Honoré Fragonard – Le baisé volé.

…Et aujourd’hui ?

On est bien loin là, de la cosmétique d’antan, la chimie pétrolifère pollue l’environnement et nos cellules, bien cachée derrière un packaging alléchant qui nous fait oublier la réalité.

La transition avec la cosmétique d’aujourd’hui, est sûrement apparue au siècle des lumières, où elle est devenue un « instrument symbolique », avec notamment la recherche de la blancheur absolue, signe d’une condition élevée dans la société. C’est à cette époque que l’on a pu voir apparaître les premiers manuels de cosmétique à faire soi-même, la naturalité et l’harmonie avec la nature fut perdus et oubliés à ce moment là avec l’utilisation abusive de certains produits chimiques entrant dans la fabrication : poudres de plomb, poudres de céruse, de vif-argent, de sels de tartre, poudre d’or, de marbre… Tout était bon pour laver, désincruster, blanchir au détriment de la santé. Il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour enfin reconnaître la dangerosité de certains produits comme la céruse par exemple… Il apparut pour la première fois depuis une dimension morale de la cosmétique : si médecine et cosmétique ont en commun le domaine de la peau, elles n’ont pas la même fonction, et les premiers argumentaires « d’absence » virent le jour.
Les cosmétiques de la fin du XVIIIe siècle se réclamaient « sans » céruse. Aujourd’hui, les cosmétiques se prétendent « sans » parabènes, sans phtalates, phénoxyéthanol… D’accord, mais avec quelle substance la place ?


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Le rôle des cosmétiques